Les "Renseignements"
de la Marine à Los Angeles rapportèrent que dans la soirée
du 24 février vers 19h00 il fallait s'attendre à une attaque
dans les dix heures qui suivaient. A partir de cet instant les Quartiers
Généraux de la 37ème Brigade reçurent un
très grand nombre de rapports concernant des fusées de
signalisation et des feux clignotants proches des installations de défense
et des gisements de pétrole. Le Commandement du 4ème Intercepteur
ordonna que la côte allant de Monterrey jusqu'à la frontière
du Mexique soit mise en Alerte Jaune jusqu'à 22h23, puis elle
revint en alerte blanche.
À 01h44 un Radar SCR 268 (3-T-4) intercepta une cible
aérienne non identifiée (confirmé par
deux 270s). A 02h00 le Centre d'Opération de L'information signala
"une cible à 120 milles à l'Ouest de Los
Angeles … parfaitement repérée au radar,
par le 1er lieutenant Kenneth R Martin". Toutes les batteries de
canons de l'AA (Anti-Aircraft) furent placées en alerte à
02h15 et entre 02h21 et 02h32 furent rétrogradées en Alerte
Verte, Statut 1. Cette cible entre 02h06 et 02h27 fut repérée
(par les radars) à l'intérieur des trois milles de la
zone de Los Angeles et à 02h21 le Contrôle Régional
décréta le Black-out.
Les journaux
de Los Angeles ne publièrent l'affaire que brièvement
pendant les quelques jours suivants d'une manière pas trop flatteuse
et celle-ci attira une attention considérable dans les quotidiens
nationaux. Les citoyens de Los Angeles exercèrent une pression
sur le Ministère de la Guerre par l'intermédiaire de leurs
sénateurs et Membres du Congrès - particulièrement
le Membre Du Congrès Leland Ford de Los Angeles, et les Ministères
de la Guerre et le de la Marine s'engagèrent dans des récriminations
mutuelles quant aux avions qui étaient en couverture au-dessus
de la ville cette nuit là.
Selon le
"Los Angeles Times", Le Ministre de la Guerre Stimson,
croyait en la présence de quinze avions commerciaux au-dessus
de la ville et que l'implication de l'armée était
justifiée pour leur avoir tiré dessus. Le ministre
de la Marine, Knox soutenait qu'il n'y avait eu aucun avion au-dessus
de la ville et que l'AA avait eu un excès de nervosité
explicable qui avait malheureusement abouti à un bombardement
indirectement responsable de six morts et de dégâts considérables.
Le "Times" déclara que ce n'était pas le moment
de se quereller et désapprouva le Membre du Congrès Ford,
qui demandait l'ouverture d'une enquête du Congrès; le
"Times" estima que c'était aux autorités militaires
de découvrir pourquoi un grand nombre d'obus n'avait pas explosé;
et pourquoi le quart seulement du système d'alerte en cas d'attaque
aérienne de la ville avait fonctionné et ce qui devait
être fait, car seulement un sixième de la population de
la ville aurait pu probablement se réfugier dans les abris antiaériens.
A partir
de ce moment là les communications radio furent encombrées
de rapports concernant des vols d'avions ennemis. À 02h43 l'Officier
de tir annonça la présence d'avions non identifiés
entre la "Seal Beach" et "Long Beach"; à
03h06 un ballon avec un flash rouge fut rapporté
au-dessus de Santa Monica et les batteries B, C et D de la 65ème
CA et B de la 205ème CA commencèrent à lui tirer
dessus à 03h07 sur les ordres de l'Officier Commandant afin de
le détruire.
Un
total de 482 obus de 3" furent tirés sur les avions ou le
"dirigeable" sans résultat visible sauf le canon 3E3
qui annonça un avion en flamme. À 03h28 la Batterie
G de la 78ème CA annonça 25 à 30 bombardiers
lourds au-dessus de Douglas Plant. À 03h33 on
a vu quinze 15 avions volant au-dessus d'Artesia et 581 obus
de 3" et 38 de 37mm furent tirés par les batteries B, C,
D, G et H du 78ème et B, C et D de la 122ème avant qu'ils
ne disparaissent en direction de la mer au-dessus de Long Beach.
À
0355 les batteries C et D du 65ème tirèrent 100 obus 3"
en direction d'un autre ballon au-dessus de Santa Monica. Dix minutes
plus tard les batteries B, C et D du 78ème ouvrirent
de nouveau le feu sur une autre cible au-dessus de "Long
Beach" et tirèrent 246 obus de 3" avant que la cible
ne disparaisse en direction de la mer. À 4h03 la Batterie G du
78ème annonça 15 avions survolant "Douglas
Plant" et six minutes plus tard, quinze (15) de
plus ou peut-être le même vol, s'approchant à
nouveau de "Douglas Plant"
À
04h13 cette batterie signala que quinze avions se trouvaient
juste au-dessus de "Douglas Plant", mais trop hauts pour les
canons de 37mm. À 04h55 le CARW annonça que le "Douglas
Plant" à Long Beach, avait été bombardé,
mais n'avait pas été touché.
À
06h12 la Marine déclara qu'un PRO avait signalé que plusieurs
avions avaient été abattus au niveau de la 180ème
et de Vermonth Street et que l'Officier de la batterie antiaérienne
avait transmis les informations au Commandant de Tir.
À
06h45 le Commandant de Tir mis les AA (Anti-Aircraft- Canons anti-aériens)
en Alerte Rouge #1, les avions des nations amies étant prévenus
de quitter le secteur. Vers 07h15 il y avait encore trop de lumière
pour les projecteurs et à 07h20 le Black-out fut levé;
Hollywood, et c'est intéressant de le noter, fut éclairé
comme un Arbre de Noël.
Vers 08h30,
le Colonel Phillips, l'officier de liaison avec la Marine à San
Diego signala que trois avions des Garde-côte
volèrent toute la nuit en décrivant un ovale, à
quarante milles du littoral au-dessus de l'océan entre Santa
Barbara et Long Beach. Un de ces avions avait volé de San Pedro
à San Juan Capistrano, atterrissant à 02h00.
À
09h40, le Colonel Phllips signala à nouveau à la Quatrième
Armée de l'air qu'il avait été mal informé;
et que les avions des Garde-côte n'avaient pas effectué
le vol ovale prévu comme précédemment annoncé.
Il ajouta plus tard que les avions du 11ème District de la Marine
avaient décollé après 18h00 dans la soirée
du 24.
Une enquête
complète à la Brigade des Quartiers Généraux
dura de midi jusqu'à 17h15 et révéla un certain
nombre de témoignages intéressants mais très contradictoires.
Quelques exemples d'observations sont listés ci-dessous :
1. La nuit
était claire et noire avec juste une trace de brume en altitude.
2. Le Colonel
Henry C. Davis, dirigeant et agissant en tant que Commandant de la 37ème
Brigade, avait pensé pendant quelques minutes, avoir
vu 10 ou15 avions au-dessus de Inglewood, mais bientôt
signala que c'était de la fumée dans le ciel qui provenait
des canons de l'AA. Maintenant Il ne croyait plus du tout aux
avions.
3. Le
lieutenant Buchanan a vu 20 à 30 avions au-dessus de
la ville du toit de son hôtel. Il estima qu'ils étaient
à 20.000 pieds volant à 150 mph (miles par heure). Trois
gardes qui étaient avec lui les ont vus dans les projecteurs
et ils pouvaient entendre leurs moteurs, mais ne pouvaient pas
les voir avec leurs jumelles.
4.
Plusieurs civils ont témoigné avoir vu 7 ou 8 avions très
hauts dans le ciel, ressemblant à des oiseaux dans les
faisceaux des projecteurs (peut-être que c'était en effet
des oiseaux).
5. Le colonel
Watson du 203ème CA à vu à 3h00 un ballon,
mais découvrit que le laboratoire de météorologique
avait lâché un ballon et donc avait ordonné aux
unités de son commandement de ne pas ouvrir le feu. Il
n'a vu aucun avion.
6. Le capitaine
Molder du 203ème CA vit des lumières se réfléchissant
sur un ballon météorologique à 03h00,
les canons commencèrent à ouvrir le feu vers une altitude
de 8 à 9000 pieds.
7. Le capitaine
Cohen du 214ème CA identifia le ballon comme étant
un ballon météorologique lorsqu'il fut éclairé
par les projecteurs; deux SCH 268 ne l'ont pas détecté
bien qu'ils l'aient cherché.
8. Le capitaine
Bailey du 214ème CA chercha avec son SCR 268 à l'intersection
des faisceaux des projecteurs, mais n'a rien obtenu.
9. Le lieutenant
Gaines du CP en haut du cinquième étage d'un building
à Anaheim et Daisy Streets ne repéra aucune cible
avec ses jumelles à l'intersection des deux faisceaux ni avec
son SCR 268.
10. Le
sergent Bowman du 214ème vit à 03h10 cinq avions à
l'œil nu du 310 San Diego Street; ils ressemblaient
à des bombardiers à 30.000 pieds, volant en une
formation qui se modifiait en forme de "T". Il
était certain qu'il les avait vu illuminés par 15 à
20 projecteurs et ils apparaissaient comme des avions le font toujours
dans ces cas là.
11. Le
lieutenant Milles au Sud Est de Los Angeles avec des lunettes a
vu un "V" constitué de trois avions à
9000 pieds qui prirent deux caps différents (la plupart
des observateurs ont vu deux vols.)
12. Le
lieutenant Head de la 122ème Batterie a vu un "V"
constitué de trois avions à 9000 pieds, mais
son SCR 268 n'a rien détecté.
13. Le
lieutenant Anderson du 78ème CA à Douglas Plant à
Long Beach a vu un avion au travers son scope d'altitude,
et aussi de ses jumelles (03h25); son détecteur d'altitude afficha
6.725 yards. Quelques minutes plus tard il vit un vol de trois
avions grâce à ses jumelles à la même
altitude.
14. Le
lieutenant Bendixon du 122ème et deux de ses hommes comptèrent
14 avions volant haut et lentement.
15. Le
Pvt Caylor de la Batterie B du 122ème vit un vol de cinq
avions en forme de "V" et c'est alors que la batterie
fit feu.
16. Le
capitaine Hyde du 3ème CA (Défenses du Port) vit
à 04h15 deux vols de 6 avions chacun. Le colonel Barshong
du 265ème CA (Défenses de Port) vit une formation
de trois avions.
Le général Fickel qui était à Los Angeles
à ce moment là était présent lors de l'enquête
effectuée au téléphone par le général
DeWitt immédiatement après sa clôture. (17h15).
Il annonça que les témoignages étaient très
contradictoires avec plusieurs témoins qui affirmaient
avoir vu plus de 50 avions. D'autres ont affirmé que
des fusées de signalisation rouges avaient été
tirées en chapelets de trois ou quatre. Un officier a témoigné
disant qu'il avait parlé à un civil qui aurait vu certaines
d'entre elles allumées dans un endroit discret et que depuis,
le FBI enquêtait à son propos. Le général
Fickel croyait que l'une des cibles était deux ballons
météorologiques lancés par des unités
de l'AA au-dessus d'Hollywood et que probablement 1 ou 5 avions
avaient effectivement survolé Los Angeles de la partie
Nord-Ouest de la ville vers les fusées de signalisation sur le
côté Sud près de Downey.
Il avait
trois théories possibles :
1. Un pilote
civil était dans les airs et refusait de l'admettre.
2. Un pilote
volait dans le secteur du Mexique ou de l'intérieur des Etats-Unis.
3. Des
avions japonais lancés d'un sous-marin furent au-dessus de la
ville. L'altitude annoncée de 20.000 pieds cependant, n'est pas
adaptée à une telle théorie.
Une information
intéressante sur ce troisième point fut que quand le Général
Delos C. Emmons, CG du Ministère hawaïen, eu entendu parler
de l'affaire à Los Angeles, il signala au Général
Dewitt qu'un avion lancé par un sous-marin avait opéré
le 23 février de la côte d'Ouest d'Oahu entre Niihau /
une île au sud d'Aahu / et Honolulu. Il volait à environ
95 nœuds par heure et était resté hors de portée
des canons, les intercepteurs l'ayant manqué.
Le général
Goodman dans son rapport de la "Conférence" a récapitulé
les leçons à tirer de l'affaire :
1. Les
coordonnées des cibles auraient dû être fournies
plus précisément après que l'ordre de faire feu
fut donné afin d'éviter une utilisation excessive de munitions.
2. Une
sur-illumination des cibles a perturbé le fonctionnement des
projecteurs en groupant ensemble plusieurs cibles; les commandants de
pelotons sont responsables d'avoir repéré des lumières
qui se produisent dans de tels cas tant que la cible n'est pas correctement
illuminée.
3. Un programme
défini de lancement des ballons météorologiques
devra être établi et en aucun cas ils ne devront être
lancés quand l'artillerie est en alerte à un Statut Vert.
4. La responsabilité
d'ouvrir le feu devra demeurer sous les ordres du Commandant de la batterie
Antiaérienne - pas du Contrôleur.
5. Les
fusées de signalisation ou des supposés signaux devront
être rapportés par les commandants de groupe aux commandants
des forces au sol uniquement; les Quartiers Généraux devront
être informés seulement des cas inhabituels.
Une autre
conclusion que fit le Général Dewitt le 22 mars aux Commandants
Généraux des secteurs, des Zones de Communications et
du Neuvième Corps :
"Il
a été définitivement établi que le black-out
et le tir antiaérien survenu à Los Angeles le matin du
25 février 1942, ont été causés par la présence
d'un à cinq avions non identifiés. Bien qu'il
soit possible que ces avions aient été catapultés
par des sous-marins japonais, il est plus probable que ce fut des avions
civils ou commerciaux, opérant avec des pilotes non autorisés.
Il est ordonné que tous les moyens disponibles soient pris pour
identifier les avions non autorisés, leurs pilotes, leurs terrains
d'atterrissage et leurs localisations. Les agences gouvernementales
et les Agences fédérales pourront être appelées
à coopérer, mais la responsabilité primordiale
d'élimination de cette menace reste l'Armée".
Le Rapport
de la 37ème Brigade une semaine plus tard (le 1 mars 1942) résumait
toute la question en rendant compte que 1 à 15 avions
hostiles ou non identifiés avaient été
observés entre 02h15 et 04h15 sur Los Angeles; que les batteries
des Groupes 2 et 3 avaient tiré 1401 obus de 3" et 39 obus
de 37mm; qu'aucun avion n'avait été abattu et
qu'aucune bombe ne fut larguée.
Le chroniqueur
Ernie Pyle en rajouta le 5 mars : il n'avait vu aucune cible,
mais avait aimé la démonstration des projecteurs et des
obus traçants ainsi que les faisceaux des projecteurs fixant
immanquablement la cible à travers le ciel. La ville était
très calme; le black-out n'était pas terminé..
L'auteur
est incapable de résoudre la controverse des données disponibles
mais la conversation téléphonique suivante entre le Général
Dewitt et le Major Général A. D. Surles à Washington
le 7 mars récapitule quelques points intéressants :
"Un
à cinq, mais plus probablement trois avions apparurent
au-dessus de Beverly Hills à une altitude d'environ
18.000 pieds, volant très lentement. Ils ont été
"accrochés" par les projecteurs et allèrent
jusqu'à Long Beach et ensuite se dirigèrent vers la mer.
Nous savons au moins
Qu'ils ne sont pas venus du Mexique, j'en ai été assuré
par le Général Gardenas, avec qui j'ai immédiatement
communiqué,
- Qu'ils
ne sont pas venus ni de Baja Californie, Sinaloa ou de Sonora. Il est
catégorique dans les déclarations qu'il m'a fait.
- Nous
savons qu'il n'y avait aucun avion de l'Armée …
aucun avion de la Marine, des Garde-côte
et de l'aviation civile…
- Nous
vérifions toujours pour le Nevada et l'Arizona. Le FBI et les
Gouverneurs des différents États, aussi bien que nos propres
troupes. Mais je suis certain que l'on ne trouvera rien.
Au moment du bombardement des derricks de pétrole et du dock
à Elwood, un sous-marin disposant de deux canons, un en avant
et un autre à l'arrière, est parvenu dans les 500 yards
de la côte et fut aperçu, il faisait jour, juste au crépuscule,
et toutes ses caractéristiques furent observées. Ce sous-marin,
qui a un tonnage de 1955 tonnes, est inscrit dans le répertoire
de la Marine sur les bateaux japonais comme transporteur d'un avion
avec sa catapulte
.
Juste après le bombardement et après l'incident de Los
Angeles j'ai envoyé un message radio aux QG et leur ai demandé
de vérifier avec l'ONI (Office of Naval Intelligence –
Service des Renseignements de la Marine) pour savoir si oui ou non le
Ministère de la Marine avait des informations comme …
l'avion a-t-il décollé?
Le Ministère me répondit que non, et que le dernier renseignement
émanant de la Marine signalait qu'il était resté
sur le sous-marin …
Je crois
que ces trois avions … furent lancés par
des sous-marins quelque part près du rivage sous nos détecteurs
… On m'a dit que cela pouvait se faire s'ils se trouvaient très
près du rivage. La mer cette nuit là ressemblait à
un miroir et la Marine m'a informé que des avions pouvaient avoir
été lancés de sous-marins puis récupérés
en raison du calme de l'eau … j'ai reçu peu de temps après
cela un radiogramme du Général Emmons d'Hawaii m'indiquant
qu'il avait entendu parler de cet incident de Los Angeles et "qu'ils"
en avaient eu un semblable le 23 février … La
question posée était pourquoi aucune interception n'avait
été engagée. La raison était que nous n'avions
pas beaucoup d'intercepteurs - nous avions 15 avions à
trois endroits différents - un total de 45; si c'était
une reconnaissance précédant un bombardier … nous
ne voulions pas intercepter des appareils en l'air, puis n'avoir que
la moitié du carburant quand l'attaque arriverait. Nous n'avons
pas voulu prendre le risque.
Les intercepteurs
furent mis en alerte, les pilotes étaient dans leurs appareils,
les moteurs étaient chauds et les hélices tournaient,
prêts à décoller pour parer à toute attaque
qui aurait probablement suivi une reconnaissance … Les bombardiers
furent mis en alerte, les moteurs en action, les équipages dans
les avions, prêts à partir pour rechercher le sous-marin
si l'attaque se déclenchait. C'est pour cette raison qu'aucun
avion ne décolla. C'était une décision tactique
excellente. Le général Fickel était présent
à cet instant ainsi que le Colonel Murphy Officier Commandant
les batteries anti-aériennes, et la décision fut prise
par le Colonel Israel, que je pense bonne … "
En tous
les cas, le Général Dewitt félicita les unités
AA de la 37ème Brigade pour leur vigilance, leur état
de préparation et leur initiative durant l'affaire et ceci a
été approuvé par les Généraux Gardner
et Goodman. De la même manière les félicitations
ont été adressées à la 4ème Unité
d'Interception par les Généraux Fickel et Kepner. Le Brigadier
Général Kepner, commandant la 4ème Unité
d'Interception, le 14 mars, félicita à son tour le personnel
du Commandement du 4ème AA pour "la manière efficace
et exemplaire" dont ils avaient fait preuve et pour "cette
opération exemplaire et efficace et du haut degré de préparation…
pour avoir faire face à cette situation". Il apparaissait
donc que tous les commandants avaient l'air content, même s'ils
n'étaient pas complètement satisfaits de la manière
dont cette célèbre affaire avait été conduite.